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Chris Hadfield aux commandes d’une série documentaire
Laurence Godcharles , ICI EXPLORA
Publié le 7 novembre 2018

Chris Hadfield aux commandes d’une série documentaire

En 2013, l’astronaute ontarien Chris Hadfield a pris sa retraite et a ainsi tourné le dos à d’éventuelles missions spatiales. Si l’exploration de l’espace se trouve aujourd’hui derrière lui, sa vocation, elle, se poursuit sur terre. À la barre de la série documentaire Astronaute : le camp des recrues, le Canadien aspire à dénicher la perle rare qui deviendra peut-être, à son tour, une voyageuse interstellaire.

Ce docuréalité prendra d'assaut les ondes d’ICI Explora dès le jeudi 8 novembre. La version française de la série britannique Astronauts: Toughest Job in the Universe, produite par BBC, il met de l’avant 12 aspirants astronautes prêts à tout pour gagner la confiance du chevronné Chris Hadfield.

Pendant six semaines, les participants, qui ont été sélectionnés parmi des milliers de candidats, se soumettront à une série de tests physiques et psychologiques intenses, tels que de simuler un lancement spatial dans une centrifugeuse, de s’extirper d’un hélicoptère en dérive ou d’expérimenter l'apesanteur à bord de la « comète nauséeuse ».

Au sein des 12 personnes sélectionnées pour l’aventure, on compte notamment un ingénieur en sciences nucléaires, un dentiste et un alpiniste. Leurs faits et gestes seront scrutés à la loupe par le renommé astronaute, mais également par un médecin et un psychologue, qui se chargeront de couronner le gagnant.

Cette fois-ci, oubliez les prix en argent. L’apprenti astronaute qui se sera le plus démarqué n’obtiendra nulle autre qu’une recommandation officielle de la part de l’ex-commandant de la Station spatiale internationale pour les prochains recrutements d’astronautes organisés par l’Agence spatiale européenne.

Place aux femmes

Devant la sélection paritaire des participants d’Astronaute : le camp des recrues, on pourrait croire que le milieu aérospatial l’est tout autant. Toutefois, cela ne semble pas du tout être le cas.

À titre d’exemple, lorsque Chris Hadfield s’est envolé dans l’espace pour la première fois, en novembre 1995, quatre astronautes américains l’accompagnaient : ils étaient tous des hommes. Lors de la mission STS-100 en 2001, la situation était similaire : les sept membres de l’équipage, dont il faisait partie, représentaient le sexe masculin.  L’expérience s’est également répété au cours de l’Expédition 34/35 en 2010.

Selon les données recueillies par l’Agence spatiale canadienne, il apparaît d’ailleurs qu’une minorité de femmes s’intéressent actuellement à ce domaine. Lors de sa plus récente période de recrutement, en 2016, moins du quart des candidatures relevait de la gent féminine (905 femmes contre 2598 hommes).

Des séries comme celle-ci pourraient-elles faire bouger les choses?

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