L’altruisme est rare dans le monde animal parce que — Darwin oblige — le plus fort est généralement celui qui emporte la mise. Et pourtant, les bonobos, ces cousins des chimpanzés et donc de nous, semblent plutôt enclins à partager leurs bananes.

Des anthropologues de l’évolution rapportent en effet dans la revue PLoS One avoir observé des bonobos pas réticents du tout à partager leur nourriture avec un étranger et même à lui abandonner leur repas — mais dans ce dernier cas, à condition que l’étranger leur offre une « interaction sociale » : une façon d’élargir son réseau de contacts, en quelque sorte.

C’est une forme d’altruisme qu’on n’a encore jamais observée chez les chimpanzés — et qui pourrait, selon ces chercheurs américains, nous introduire aux origines de l’altruisme, version humaine.