Que vous soyez forts ou non en maths, vous avez tous la même capacité à mesurer des probabilités.

S’il faut en croire les performances d’adultes de la nation maya qui, en Amérique centrale, ne sont jamais passés par le système scolaire traditionnel. Les apparences vont pourtant contre cette observation : nous avons la plupart du temps tendance à surestimer les risques — ceux de mourir dans un accident d’avion, par exemple.

Et pourtant, des recherches récentes tendent à démontrer que des bébés, et même des grands singes, semblent capables de prendre des décisions sur la base de ce qu’on peut appeler une analyse statistique de leurs chances. L’hypothèse derrière la recherche menée chez les Mayas serait que nous aurions un sens « inné » des probabilités, mais que celui-ci se diluerait à mesure que nous vieillissons.

Certains accusent l’école, d’autres, comme le psychologue américain Daniel Kahneman, pointent depuis les années 1970 notre façon de présenter l’information : « Présentez un problème avec des pourcentages, et les gens vont hésiter. Présentez le même problème de manière visuelle, et ils trouveront plus spontanément la réponse. »

C’est pour vérifier cette dernière hypothèse que les chercheurs dont il est question ici se sont rendus dans des villages mayas du Guatemala.