Connaissez-vous l’aye-aye, le tenrec zébré ou le chien viverrin? Certains animaux méconnus ont une physionomie assez unique au sein du règne animal. Ces espèces atypiques sont des exemples fascinants de l’originalité que l’on peut retrouver au cœur de la nature. On vous invite donc à en découvrir quelques-unes avec nous.


Cet été, ICI Explora part à la rencontre des animaux qui peuplent notre monde, des prédateurs les plus féroces aux créatures les plus étranges de la planète. Découvrez un aperçu de notre programmation hebdomadaire ainsi que nos derniers contenus exclusifs sur la page Explora sauvage.  


L’aye-aye

L’apparence de l’aye-aye est plutôt déconcertante, au-delà de sa petite tête hirsute qui ressemble un peu à celle d’une chauve-souris, ses longs doigts qu’il utilise pour trouver de la nourriture sous l’écorce des arbres contribuent à lui donner une physionomie assez sinistre.

Photo : iStock

Ce petit lémurien est toutefois inoffensif. En raison de son mode de vie nocturne, il passe la majorité de ses journées à dormir dans les arbres, avant de se réveiller au coucher du soleil pour partir à la recherche d’insectes. 

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, cette espèce qui existe uniquement à Madagascar est en état de vulnérabilité, une situation exacerbée par la destruction de son habitat naturel.

Le condylure étoilé

Les taupes sont déjà des animaux assez étranges, avec leur mode de vie souterrain et leur physionomie particulière. Le condylure étoilé se démarque toutefois des autres espèces de sa famille par son nez en forme d’étoile, un appendice extrêmement sensible et unique au sein du monde animal.

Photo : iStock

Les petits tentacules autour du nez du condylure étoilé lui permettent surtout de se repérer et de sentir les vibrations souterraines, mais il peut aussi les utiliser afin de saisir ses proies. C’est de cette manière qu’il peut chasser efficacement, puisqu’il est presque aveugle, comme bien d’autres espèces de taupes. On retrouve le condylure étoilé au Canada et aux États-Unis. Son statut de conservation n’est présentement pas considéré comme préoccupant.

La lamproie

Il s’agit probablement d’un animal que vous n’aimeriez pas croiser, puisque son apparence reflète bien sa voracité. La lamproie est un poisson qui n’a rien à envier aux créatures qui ont terrorisé Ellen Ripley dans la série de films Alien, puisque cet animal préhistorique possède une apparence tout aussi cauchemardesque.

Photo : iStock

Les lamproies font partie des êtres vivants les plus vieux sur terre, avec une descendance qui n’a à peu près pas évolué depuis 360 millions d’années. Elles s’alimentent comme les sangsues, en s’attachant à leur proie telle une ventouse pour y sucer le sang. Elles peuvent s’attaquer aux êtres humains, mais elles chassent généralement des animaux au sang froid. 

On retrouve les lamproies un peu partout dans les cours d’eau des régions tempérées de la planète, y compris dans les Grands Lacs au Canada et aux États-Unis, où elles sont considérées comme une espèce envahissante.

Le tenrec zébré

Entre le hérisson et le Pokémon, l’apparence du tenrec zébré est plutôt unique. Comme pour les autres membres de l’espèce méconnue des tenrecs, on peut retrouver ce petit mammifère dans plusieurs régions de Madagascar.

Photo : iStock

Tout comme le hérisson, le tenrec zébré utilise ses épines pour se défendre contre ses prédateurs, en affichant ses couleurs vives afin d’intimider les animaux qui osent un peu trop s’approcher.

Comme pour bien d’autres animaux qui vivent sur l’île de Madagascar, c’est principalement la destruction de leur habitat qui représente une menace pour leur survie. Pour le moment, la situation de cette espèce n’est toutefois pas considérée comme préoccupante par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Le salpingotulus michaelis

Ce minuscule animal au nom scientifique difficile à prononcer est en fait une gerboise naine à trois doigts. Il détient le record du plus petit rongeur au monde au côté de la souris naine d’Afrique. Ses proportions sont aussi étranges que mignonnes, avec de très longues jambes qui soutiennent son petit corps qui semble presque flotter.

Il utilise sa queue comme troisième point de contact avec le sol, ce qui lui permet de garder son équilibre, mais aussi de se propulser rapidement pour échapper à ses prédateurs. On retrouve majoritairement cette minuscule gerboise au Pakistan, où elle creuse les sols désertiques à la recherche de graines et de pousses végétales pour se nourrir. 

Le site de l’Union internationale pour la conservation de la nature relève que cette espèce est trop méconnue pour qu’on puisse lui attribuer un quelconque statut de conservation et déterminer si elle est menacée.

Le chien viverrin

Est-ce un raton laveur? Est-ce un chien? Un croisement entre un chien et un raton laveur? Le chien viverrin fait partie de la famille des canidés, comme les renards, les coyotes et les chiens, et il n’y a pas de liens génétiques directs entre celui-ci et les petits malfaiteurs qui pillent nos poubelles, malgré une apparence qui semble indiquer le contraire. 

​Photo : iStock

Le chien viverrin est originaire d’Asie, mais on le retrouve aujourd’hui principalement en Europe de l’Est, où il était surtout élevé autrefois pour sa fourrure. Plusieurs campagnes de défense des droits des animaux ont ciblé les chasseurs et les usines d’élevage qui souhaitaient faire des profits avec sa fourrure.

Le chien viverrin est aujourd’hui considéré comme une espèce envahissante dans plusieurs pays d’Europe puisqu’il peut être porteur de la rage.