C'est indiscutablement l'option la moins écologique, du fait de l'utilisation intensive de la voiture. La multiplication de vastes quartiers résidentiels sans commerces, avec peu ou pas de transports en commun, et une configuration (trottoirs réduits, pas de pistes cyclables) qui dissuade la marche à pied ou le vélo, explique en partie le mauvais bilan écologique de l’Amérique du Nord!

1. Documentez-vous sur l'impact environnemental des banlieues résidentielles

Des études américaines résumées sur le site d'Écohabitation, qui portent sur l'impact énergétique de la localisation, documentent avec précision les conséquences de ce mode de vie. 55% de l’énergie dépensée par une famille vivant dans une maison de quartier résidentiel éloigné provient des déplacements. Le chiffre tombe à 26% pour cette même famille vivant dans la même maison... située cette fois dans un quartier où l’on peut joindre son travail et les principaux services à pied ou en utilisant les transports en commun.

La conclusion est édifiante : l’efficacité énergétique d’une maison provient davantage de sa localisation que de sa conception ! Vivre dans une maison bien isolée avec chauffe-eau solaire à Repentigny, c’est moins écolo qu’habiter une maison standard de Rosemont-Petite-Patrie. Mais le top du top est encore d’installer un chauffe-eau solaire et une bonne isolation à Rosemont-Petite-Patrie. Bien sûr.

Selon une étude de l’INRS, l'Institut national de la recherche scientifique, les banlieues nord de Montréal (Mascouche, Blainville, Repentigny, Mirabel, et Terrebonne) sont celles où les habitants ont le plus recours à la voiture au Québec. Ils l’utilisent pour plus de 90% des déplacements. Au secours!

Autre problématique liée au développement de ces quartiers tentaculaires : la disparition de très bonnes terres. Laval, Brossard, Repentigny, Lachenaie.... continuent de se développer sur les meilleures terres agricoles du Québec, grâce à leur périmètre d’urbanisation établi à la fin des années 80. Un phénomène consternant dans cette zone fertile du Saint-Laurent. Le quartier des Dix30, à Brossard, est l’exemple-type de ce qu’il ne faut pas faire.

Si toutefois vous ne pouvez pas vivre ailleurs que dans ce type de quartiers, voici quelques conseils...

2. Bannissez l’usage quotidien de la voiture

Pouvez-vous plutôt joindre à vélo votre gare ? Co-voiturer avec les voisins ? Vous pouvez acheter une voiture hybride ou entièrement électrique. Les derniers modèles ont une autonomie aussi intéressante que les autos à essence !

3. Initiez vos voisins à l’écologie et devenez dans votre quartier un diffuseur de bonnes pratiques

Écologisez votre maison et faites la visiter. Militez pour que les enfants de votre voisinage aillent à l’école à pied sous la surveillance d’un parent, chacun à son tour. Rassemblez des amis et mettez en place des actions inspirées de celles des écoquartiers de Montréal : gestion écologique des déchets, installation de composteurs collectifs ou individuels, embellissement de l’espace public...

4. Lancez-vous dans l’agriculture banlieusarde!

Tentez un début d’autosuffisance alimentaire. Vous pouvez même élever quelques poules, à condition de maintenir un bon état de propreté dans le poulailler. Vous épaterez vos voisins.

5. Et enfin... déménagez dans un quartier plus dense!

Vous serez très contents de vivre dans une maison à proximité de tous les services, qui rendra vos enfants plus autonomes dans leurs déplacements.