Ebola, variole et grippe : un portrait meurtrier

Ebola, variole et grippe : un portrait meurtrier

ICI EXPLORA

22 novembre 2019

Ce vendredi à 21 h, ICI Explora présente l’inquiétant parcours de certains des virus les plus mortels pour l’humain avec la série documentaire Virus : la menace invisible.  À travers le monde et les époques, l’Ebola, la variole et la grippe ont pris des airs de faucheuses lors des pandémies les plus sinistres de l’histoire. Jetons un bref regard sur ces tueurs invisibles.

 

LA GRIPPE

Bien qu’il apparaisse souvent comme bénin au sein de notre société moderne, le virus de la grippe est redoutable. En 2018, il est responsable de la mort de 80 000 Américains. Au pays, Santé Canada souligne que la grippe fait partie des 10 causes principales de décès, causant environ 3 500 morts et 12 200 hospitalisations par année.

Les personnes qui meurent de la grippe sont généralement des patients au système immunitaire affaibli ou peu développé, comme les personnes âgées et les jeunes enfants.

Heureusement, les vaccins contre la grippe sont bien avancés et permettent une protection assez efficace (mais pas infaillibles) contre les principales souches du virus. La grippe inquiète surtout lorsqu’elle évolue de manière imprévisible, puisqu’il faut alors adapter les vaccins à cette nouvelle souche.

Parmi les pires épidémies, on peut penser à la grippe espagnole de 1918 qui a fait entre 50 et 100 millions de morts. De nos jours, la grippe est toujours responsable de 250 000 à 500 000 décès par année dans le monde

 

LA VARIOLE

Officiellement éradiquée en 1978 grâce à des campagnes de vaccination massives, la variole aurait causé la mort de près de 500 millions de personnes à travers le monde depuis son identification par les scientifiques.

Le virus existe encore dans les laboratoires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et, selon Santé Canada, certaines craintes subsistent « en ce qui concerne la présence de stocks du virus de la variole à l'extérieur des deux laboratoires officiels qui pourrait entraîner une libération accidentelle du virus ou une utilisation de celui-ci à des fins terroristes. »

Avec un taux de mortalité qui se situe généralement entre 15 et 45%, le retour d’une pandémie de variole dans une population non immunisée serait catastrophique. Au Canada, l’immunisation contre la variole est seulement recommandée pour le personnel qui travaille avec des virus similaires en laboratoire.  

La population serait donc vulnérable à une pandémie si, pour une raison improbable, le virus venait à réapparaitre.

 

L’EBOLA

L’Ebola n’est pas un virus nouveau, les scientifiques l’ont identifié en 1976, mais il est particulièrement présent dans l’esprit des gens depuis les éclosions rapides de 2014 qui ont fait plus de 10 000 victimes et 30 000 infectés en Afrique de l’Ouest.  

Même si la situation s’est améliorée, l’OMS considère toujours la situation comme une « urgence de santé publique de portée internationale » en raison de la propagation du virus dans la République démocratique du Congo (RDC).

Au Canada, il n’y a jamais eu un cas répertorié d’Ebola. Cependant, cela n’a pas empêché des scientifiques du gouvernement de développer un vaccin contre le virus qui fait toujours rage dans certains pays d’Afrique.

Le taux de mortalité des personnes affectées par le virus varie de 50 à 90%, selon le contexte. Dans les dernières années, l’Ebola a surtout proliféré dans des régions affectées par la guerre ou d’autres situations de crises qui empêchent ou ralentissent les soins et le déploiement efficace des ressources d’aide humanitaire.

Il serait très étonnant qu’une pandémie puisse avoir lieu dans un pays développé avec un bon réseau de santé comme le Canada. Le virus de l’Ebola s’accroit surtout dans la désorganisation et le manque de ressources. Sur le terrain, les organisations doivent donc aussi penser à la stabilisation des zones de conflits pour mettre un terme à la prolifération du virus dans les régions affectées.

Bien qu’il soit menaçant et d’actualité, l’Ebola n’est donc heureusement pas, à ce jour, aussi répandu que la grippe ni aussi foudroyant que la variole l’était autrefois. Cependant, dans les conditions qui lui sont idéales, le virus demeure une sérieuse menace qui doit être endiguée.