Les services de vélo-partage comme le Bixi montréalais, sont-ils bénéfiques pour l'environnement? On veut bien le croire, mais ceux qui essaient de le démontrer sont bloqués par le fait que chaque service compile des statistiques différentes.

Quelle est par exemple l'empreinte carbone typique d'un usager? Combien de ces cyclistes ont délaissé leur voiture et utilisent davantage les transports en commun conjointement avec le vélo? Il n'existe aucune norme pour ces calculs, pas même entre les villes des États-Unis (plus de 25 ont à présent un tel service), déplore Susan Shaheen, du centre de recherche sur le transport durable à l'Université de Californie.

Par exemple, dans les villes plus denses, les usagers du vélo-partage prennent moins l'autobus dans les quartiers centraux, mais utilisent peut-être autant qu'avant leur voiture pour tous les autres déplacements.

Si c'est le cas, leur empreinte carbone serait presque aussi lourde qu'avant leur utilisation du vélo-partage. La météo est aussi un facteur discriminant, notait en 2012 une étude de l'Université de Colombie-Britannique, de même que l'obligation, ou non, de porter un casque.