Jusqu’à 40 % des parents américains choisiraient désormais de retarder certains des vaccins de leurs enfants, afin de les étaler dans le temps. Une stratégie qui n’apporte aucun bénéfice tangible pour la santé, conclut une nouvelle étude.

C’est qu’une idée circule depuis quelques années dans les mouvements anti-vaccins, à l’effet que plus d’un vaccin en même temps constituerait un danger.

Non seulement l’idée ne repose-t-elle sur rien, puisque les dernières décennies ont permis de valider plus d’une fois le traditionnel calendrier de vaccination, mais en plus, il est possible que le fait de retarder indûment le vaccin rougeole-rubéole-oreillons ait un impact négatif, quoique faible : c’est ce qu’on peut lire dans la dernière étude en question, parue dans la revue Pediatrics.

Impact ou non, c’est une validation supplémentaire du calendrier traditionnel, d’autant qu’un enfant non vacciné est vulnérable aux infections pendant plus longtemps que nécessaire.