Notre planète regorge de merveilles naturelles, des phénomènes géologiques les plus étranges aux paysages les plus grandioses. Au Canada, certains de ces chefs-d'oeuvre demeurent méconnus à l'extérieur de leurs provinces respectives ! Pourtant, ce n'est pas que les aventuriers et les aventurières qui peuvent les découvrir,  voici donc quelques-unes de ces merveilles qui valent le détour .

 

Le mont Thor (Nunavut)

Le mont Thor est une véritable épine rocailleuse qui surgit abruptement du sol pour atteindre une altitude de 1675 mètres. L’une de ses surfaces est reconnue comme ayant le plus grand dénivelé vertical au monde, avec un angle moyen de 105 degrés et une hauteur de 1250 mètres. Si le nom du fils d’Odin n’est pas suffisant pour vous faire frémir, vous ne devrez cependant pas avoir le vertige pour effectuer l’ascension de ce monolithe nordique!

Même si la destination est prisée par les adeptes d’escalade et de descente en rappel ainsi que par les parachutistes, l’expérience n’est pas sans risques.

 

Les collines fumantes du cap Bathurst (Territoires du Nord-Ouest)

En 1826, l’explorateur écossais John Richardson et ses marins sont les premiers Européens à apercevoir les collines fumantes du cap Bathurst, dans la baie de Franklin. À l’époque, ils devaient bien se demander quel diable se cachait sous les rochers de la péninsule, puisque celles-ci émettent en permanence de larges volutes de fumée!

Le phénomène aux airs de cataclysme est pourtant tout à fait naturel, et il perdure depuis plusieurs siècles. Selon l’Université de Guelph, la réaction chimique entre le sulfure et le charbon présent dans la roche sédimentaire des collines entraîne un effet de combustion spontané qui mène à l’expulsion de la curieuse fumée blanche. L’acidité liée à ce processus contribue à l’érosion constante du cap et donne une apparence rougeâtre au sol.

 

Les cheminées de fée de Drumheller (Alberta)

Aussi nommées « hoodoos », ces structures de pierre sont situées dans les badlands du centre-est de l’Alberta. Ces colonnes naturelles qui ressemblent parfois à de gigantesques champignons sont composées de roche friable, travaillée par l’érosion. L’eau, les glaciers ou encore les grains de sable projetés par le vent sont quelques-uns des facteurs qui façonnent ces formations géologiques au fil du temps.

Folklores et légendes accompagnent ces monuments naturels, présents un peu partout dans le monde. Par exemple, de vieilles histoires issues des Premières Nations d’Amérique du Nord décrivent ces rochers comme étant des êtres pétrifiés par un mauvais sort.

 

Le cratère d’impact de la Manicouagan (Québec)

Parfois surnommé « l’œil du Québec », le cratère d’impact de la Manicouagan est si immense qu’il est facilement observable de l’espace. Les anneaux de 100 kilomètres de diamètre qui creusent le sol auraient été causés par un astéroïde s’étant écrasé sur la Côte-Nord il y a 215 millions d’années.  

L’eau contenue par le ravin circulaire ainsi créé ne provient toutefois pas entièrement d’une source naturelle; c’est le barrage Daniel-Johnson, situé sur la rivière Manicouagan, qui a permis d’inonder le cratère pour s’en servir comme réservoir hydroélectrique.

 

Kliluk, le lac tacheté d’Osoyoos (Colombie-Britannique)

Plutôt qu’une simple étendue d’eau, le lac tacheté cache en fait près de 300 bassins aux dimensions variables, la plupart ayant une largeur de quelques mètres. En été, lorsque le lac est morcelé par l’évaporation, ces bassins émergent en grandes flaques multicolores. C’est la boue du fond marin, extrêmement riche en sédiments et en minéraux, qui apporte une pluralité de couleurs à ce paysage unique. Les Premières Nations considèrent l’endroit comme un lieu sacré de la médecine ancestrale et elles en assurent la conservation.

 

L’allée des icebergs (Terre-Neuve-et-Labrador)

La population de la province de Terre-Neuve-et-Labrador qui habite sur les rives de la mer du Labrador a la chance d’assister chaque année à un spectacle époustouflant. Du printemps jusqu’au début de l’été, d’énormes icebergs migrent lentement vers le sud pour se jeter dans l’océan Atlantique, après avoir commencé leur périple près des berges du Groenland.

La faune qui accompagne ces mastodontes glacés vaut aussi le coup d’œil; phoques, baleines et oiseaux de toutes sortes ne sont jamais bien loin.