La science la plus «partagée» en 2015

La science la plus «partagée» en 2015

Agence Science-Presse

23 décembre 2015

Qu’ont en commun la robe bleue et noire qui était peut-être blanche et or, et la découverte d’un nouvel antibiotique prometteur ? Ce sont les nouvelles scientifiques les plus populaires sur les réseaux sociaux cette année.

Mais à deux échelles différentes.

• Celle sur l’antibiotique, le teixobactine, arrive en première place des recherches scientifiques les plus partagées de l’année

• Tandis que celle sur la robe est parmi les nouvelles les plus partagées cette année sur Twitter — pas loin derrière #JesuisCharlie. Cette image d’une robe dont la couleur varie dans l’œil de celui qui regarde a engendré 4,4 millions de tweets pendant deux journées de la fin-février. Et elle a aussi engendré, en réaction, une quantité honorable de textes de vulgarisation qui ont cherché à faire comprendre ce qui se passe dans notre œil pour expliquer ces distorsions.

Pour ceux que ce classement découragerait, on peut noter que le 8e mot-clic le plus utilisé de l’année fut le #PlutoFlyby de la sonde New Horizons, en juillet. La robe surclasse simplement la sonde parce qu’elle a bénéficié de plus d’un populaire mot-clic.

Quant au nouvel antibiotique, il arrive en tête du classement de la firme britannique Altmetric des 100 recherches « les plus populaires sur les médias sociaux cette année ». La firme prend bien soin de souligner que « cette liste ne reflète en rien la qualité (bonne ou mauvaise) des articles ». Juste derrière l’antibiotique, décrit dans Nature en janvier, on retrouve l’étude qui, en avril dans la revue JAMA, confirmait (encore) l’absence de lien entre vaccination et autisme.

L’environnement a eu la faveur des internautes, à en juger par le Top 10 d’Altmetric, qui inclut :

une étude dans Science Advances en juin, établissant un lien entre la main de l’homme et la sixième extinction de masse en cours ;

la pollution de plastique dans les océans, qui atteindrait les 250 000 tonnes ;

• et le fait qu’il faudra laisser dans le sol 90 % des réserves de charbon si l’on veut limiter le réchauffement à 2 degrés.

Facebook a aussi publié sa liste, d’où l’actualité scientifique est absente. Alors que l’an dernier l’épidémie d’Ebola avait émergé en deuxième place derrière la Coupe du monde de football, cette année, les utilisateurs ont cité le plus fréquemment l’élection présidentielle américaine, les attentats du 13 novembre en France, la guerre en Syrie et la crise des réfugiés, suivis du tremblement de terre au Népal.