Drapeau du mouvement LGBT, Madrid, 2008 Photo: Onanymous, wikimedia commons

La science peut-elle jouer un rôle positif dans la lutte pour les droits des homosexuels ? En Afrique du Sud, un rapport de l’Académie des sciences pourrait obliger le gouvernement à revoir ses lois.

Ça n’a pas toujours été le cas : la recherche du « gène de l’homosexualité » a souvent été instrumentalisée pour affirmer tout et son contraire — s’il y a un gène, c’est une maladie qui peut être corrigée, s’il n’y en a pas, c’est un style de vie qui peut être criminalisé.

Or, le rapport de l’Académie des sciences sud-afrciaine publié le 10 juin conclut deux choses : que les lois anti-gais ne peuvent prétendre s’appuyer sur des faits scientifiques; et que la criminalisation de l’homosexualité a nui aux efforts pour combattre le sida et les maladies transmissibles sexuellement.

Il est impossible de prévoir l’impact qu’aura ce rapport sur les politiques, mais sa rédaction est qualifiée de courageuse par un éditorial dans Nature, dans un pays — et sur un continent — où le sujet est encore loin d’être accepté.