Ce n’est pas demain la veille que ce robot fera le ménage ou répondra au téléphone, mais quand on en est rendu à créer un robot fonctionnant à l’échelle de nos gènes, il ne faut pas trop en demander.

La source d’inspiration est le ribosome, cette machine biologique qui, dans notre ADN, sert à « traduire » le langage des gènes pour produire des protéines. Le ribosome, à sa façon, n’est rien de plus qu’un bras mécanique doté d’une programmation.

Or, des chimistes affirment dans Science avoir produit une machine artificielle — une nanomachine — capable de faire la même chose. Ou presque : elle serait incapable de savoir sur quel gène travailler si on ne la guidait pas, elle ne peut produire qu’une sorte de protéine (les peptides), et elle est très lente.

Mais cette nanomachine démontre qu’il est possible de copier certaines stratégies du vivant pour produire des protéines — ou d’autres molécules — plutôt que de toujours utiliser les méthodes sur lesquelles la chimie s’appuie depuis deux siècles (Nature News).