D’ici 30 ans, il y aura peut-être des gens sur Mars. Si on y arrive, c’est qu’on aura surmonté l’obstacle dont personne ne parlait il y a 30 ans et qui, depuis, s’est imposé au centre de tout : la psychologie.

Comment empêcher en effet des astronautes de s’entretuer après des années à partager un espace restreint, sans possibilité de s’en échapper?

En 2010-2011, une mission fictive en banlieue de Moscou, « Mars 500 », s’attaquait précisément à ce problème. Aux États-Unis, des psychologues tentent d’établir des critères de « compatibilité » entre futurs astronautes. Et plus tôt cette année, la NASA accordait un contrat de plus d’un million à des psychologues de l’Université d’État du Michigan pour la mise au point d’un insigne que les astronautes porteraient en permanence, et qui servirait à identifier la moindre variation « suspecte » de leur physiologie — niveau de stress lors d’une conversation avec un collègue, rythme cardiaque, timbre vocal, etc.

Un peu Big Brother, mais destiné à prévenir l’astronaute lui-même, plutôt que ses surveillants...