Alors que la pandémie actuelle d’Ebola continue de battre des records — plus de 600 morts à la mi-juillet — les observateurs tentent déjà de prévenir la suivante : parce qu’Ebola n’est pas seulement un problème médical, mais environnemental.

La déforestation est en effet un facteur aggravant dans les pays d’Afrique de l’Ouest — Guinée, Liberia et Sierra Leone — où la maladie est à l’œuvre, parce qu'elle augmente les contacts entre les humains et les animaux qui servent de vecteurs à la maladie.

On sait qu'Ebola se transmet d’un animal mort, par exemple un singe, à un chasseur qui le manipule sans précautions. Mais l’hypothèse la plus solide veut qu’avant cette étape, le point d’origine d’Ebola soit une chauve-souris qui, elle aussi, est déplacée à cause de la coupe forestière (pratiquée en partie par les compagnies étrangères).

Autrement dit, un gros investissement dans la protection de l’environnement pourrait avoir un impact direct sur la dispersion de cette maladie, en attendant qu’on mette au point des médicaments plus efficaces.