Pets de vaches, bactéries encore vivantes ou simple phénomène géologique? La sonde Curiosity a donc détecté du méthane sur Mars. Mais ce n’est pas la première fois qu’on détecte du méthane sur Mars et, vie ou pas vie, ce ne sera pas la dernière.

Sur Terre, l’essentiel du méthane provient d’êtres vivants, mais il y a longtemps que les biologistes suggèrent la prudence dès qu’il est question de Mars : le 5 % restant, qui peut provenir de la roche ou de volcans, pourrait bien être ce qui se passe là-bas.

Par ailleurs, des fausses détections de méthane ont marqué l’histoire récente des sondes martiennes : on a notamment détecté depuis l’orbite, de façon intermittente, des « fuites » de méthane, sans parvenir à en localiser la source. Mais celle qui excite à présent la NASA, détectée par Curiosity, et annoncée le 16 décembre dans la revue Science, est dix fois supérieure au « bruit de fond ».

Le problème est que si Curiosity est capable de renifler l’atmosphère, il n’est pas équipé pour fouiller le sol à la recherche de traces de vie. En théorie, c’est une sonde européenne, ExoMars, qui pourrait résoudre ce mystère, en 2019.