Si les éléphants sont les plus proches cousins des mammouths, qu’est-ce qui explique la laine de ces derniers et leur résistance au froid? Environ 1600 gènes.

Certains des gènes uniques au mammouth sont impliqués dans l’horloge biologique — ce qui pourrait être dû à une adaptation aux jours et aux nuits de l’Arctique. D’autres contrôlent la production de gras et d’insuline, un atout précieux dans un milieu glacial.

Si on n’en est pas encore à pouvoir détailler le rôle de chacune de ces mutations, le généticien Vincent Lynch, de l’Université de Chicago, a franchi un pas : en laboratoire, il a inséré dans des cellules humaines la version « éléphant » et la version « mammouth » de certaines séquences génétiques, afin de voir laquelle réagit le mieux aux changements de température.

Prochaine étape : l’insertion dans une cellule souche d’éléphant, afin de voir si elle peut produire les protéines propres au mammouth. À défaut de ressusciter un mammouth, s’achemine-t-on vers un éléphant capable de vivre dans l’Arctique?