L’ours polaire est un proche cousin de l’ours noir, mais il cache sous ses poils blancs des gènes inattendus.

La génétique s’est beaucoup intéressée à son cas : elle en est maintenant à quelque 80 génomes d’ours polaires. Et ceux-ci confirment qu’il s’est séparé de son cousin du Sud il y a seulement un demi-million d’années, ce qui n’en fait pas une espèce distincte.

Autrement dit, ours blancs et ours noirs pourraient avoir des petits. Toutefois, ces analyses révèlent aussi que ce « bref » demi million d’années n’a pas seulement changé la couleur des poils : parce qu’ils ont une alimentation beaucoup plus riche en gras — et qu’ils sont beaucoup plus gras — les ours polaires bénéficient aujourd’hui de neuf gènes qui semblent limiter leur niveau de cholestérol.

Ce qui, du coup, leur évite probablement de tous mourir de complications cardiaques. C’est un exemple d’adaptation étonnamment rapide, lit-on dans la revue Cell.