Des expériences « 100 % québécoises » pour la nouvelle saison du Gros laboratoire

Marie-Pier Élie et Jean-René Dufort.

La troisième saison du Gros laboratoire débute le 15 décembre sur ICI Explora. Inspirée d’un concept néerlandais, la série sort pour la première fois des sentiers battus avec de nouvelles expériences entièrement conçues pour le format québécois.

Rassemblés durant une semaine à l’Université Bishop’s, 100 cobayes ont participé à des expériences imaginées par Jean-René Dufort et Marie-Pier Élie, qui coaniment Le gros laboratoire, ainsi que par le reste de l’équipe.

Contrairement aux précédentes, les nouvelles expériences ne sont pas calquées sur celles réalisées aux Pays-Bas, puisque la série néerlandaise n’a duré que deux saisons. 

« De plus en plus, cette émission devient québécoise; il n’y a personne sur Terre à part nous qui l'a faite aussi longtemps. C’est un format acheté, mais on se l’est approprié et on le réinvente. Cette année, la saison du Gros laboratoire que vous allez voir est 100 % québécoise », explique Jean-René Dufort.

En plus de devoir imaginer une quarantaine de nouvelles expériences, l’équipe du Gros laboratoire a dû composer avec les contraintes bien réelles imposées par la pandémie lors du tournage l’été dernier. Il n’était pas question de mettre les cobayes à risque, tout devait donc se dérouler dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

Malgré ce contexte particulier, Jean-René Dufort confirme que la nouvelle saison s’annonce tout aussi divertissante et intéressante que les deux précédentes.

« Je n’appelle pas ça une émission scientifique autant qu’un divertissement scientifique. Ce qui est le fun là-dedans, c’est d’essayer de vérifier des choses qui ne sont pas toujours sérieuses, et d’essayer d’établir un protocole qui pourrait nous amener le plus proche d’un résultat », précise-t-il.
 

Des expériences inspirées du quotidien

Quand vient le temps de trouver des idées pour développer les expériences auxquelles les cobayes participent, le duo à l’animation n'hésite pas à s’inspirer des questions qu’il se pose au quotidien.

Qu’il s’agisse d’identifier le Jelly Bean préféré des Québécois et des Québécoises ou de voir si les toasts tombent toujours du bord beurré, plusieurs expériences proviennent directement de la curiosité de l’animateur et de l’animatrice.

Les cobayes du Gros laboratoire devant l'Université Bishop's.

Les cobayes du Gros laboratoire devant l'Université Bishop's.

Les allergies de la fille de Jean-René Dufort ont par exemple inspiré une expérience sur la capacité des cobayes à utiliser un EpiPen dans un moment de stress. Avant l’émission, l’animateur avait déjà lui-même fait ses tests sur un jambon.

« J’ai pris des EpiPen expirés, et j’ai essayé d’injecter le jambon jusqu’à ce que je sois bon. C’est facile d’utiliser un objet quand tu es calme chez toi, mais ça l’est moins si la personne est à terre, là, et que ça presse. Je voulais voir la proportion des Québécois et Québécoises qui réagissent bien », explique Jean-René Dufort.

La conclusion de cette expérience? « Globalement, vaut mieux qu'il ne nous arrive rien », ajoute-t-il en riant.

Ces expériences ont souvent des résultats étonnants, mais Jean-René Dufort est d’avis que ceux-ci sont propres à un public québécois, et ils ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre.

« Chaque nation réagit différemment. Il n’y a pas une seule bonne réponse. Les Danois ont fait une saison aussi, il y a des expériences que l’on a faites dans la première année où les résultats étaient complètement différents de ceux des Danois ou des Hollandais », précise l’animateur.

 

La complicité au rendez-vous

Pour les 100 cobayes, l’aventure du Gros laboratoire est unique en son genre. Pendant une semaine, ils ne peuvent plus utiliser leurs téléphones intelligents et ils se retrouvent coupés du monde extérieur. C’est un contexte particulier pour tisser des liens.

« C’est une expérience unique. Les cobayes perdent la notion du temps. Ils ne savent pas ce qui se passe. Pendant une semaine, ils sont vraiment dans un monde parallèle. »

 – Jean-René Dufort

L’animateur n’hésite pas à comparer l’esprit de groupe des cobayes à celui d’une secte, en spécifiant que plusieurs personnes ont même décidé, comme lors des saisons précédentes, de se faire tatouer leur numéro de cobaye sur le corps.

« Quand on est des adultes, le camp de vacances n’existe pas! Se retrouver entre adultes, cloîtrés, avec 100 personnes inconnues et sans cellulaire pendant une semaine, on ne le fait jamais », conclut l’animateur.

Découvrez cette nouvelle aventure scientifique dans la saison 3 du Gros laboratoire, diffusée tous les mercredis à 21 h sur ICI Explora!