Nicholas Berrouard a accompli les 42,195 kilomètres du dernier marathon de Montréal en 2 heures 26 minutes et 43 secondes. Une telle performance demande une bonne gestion de son énergie. Mais une étude canadienne publiée dans Current Biology suggère plutôt que quiconque marche — ou court — privilégie aussi la loi du moindre effort.

Plus précisément, les chercheurs prétendent que l’Homme adapte sa marche pour dépenser le minimum d'énergie en toute situation. Si on lui laisse le choix, l'être humain marche en moyenne à 1,8 pas par seconde. Mais si un exosquelette l'empêche de plier le genou correctement, il adapte sa fréquence de marche en quelques minutes seulement. Il trouve ainsi le nouveau minimum énergétique facilement, même si ce dernier ne diffère du précédent que de 5 %.

Cette différence imperceptible prouverait, selon les chercheurs de l’Université Simon Fraser (Colombie-Britannique), que le système nerveux gère l'optimisation de la démarche de façon inconsciente. Leur étude n’a toutefois porté que sur neuf volontaires. La marche, calibrée par des millions de pas au cours d'une vie, serait donc adaptable à la volée pour minimiser l'effort. De quoi réapprendre à marcher après un accident... ou remporter un marathon.