(Photo prise par Alina Zienowicz/Wikimedia Commons)

Pour ce qui est de lutter contre l’évolution, les OGM ne font pas encore le poids. Une équipe américaine confirme ce que tous les biologistes avaient prévu, un insecte appelé la chrysomèle des racines du maïs a développé une résistance à un maïs dont les modifications génétiques étaient censées la tenir à distance.

Le maïs Bt a ceci de particulier qu’il est nocif pour la chrysomèle, un parasite qui cause des milliards de dollars de dommages chez les agriculteurs américains. Sauf que — à l’encontre des avis de prudence émis par les biologistes — l’industrie agricole a choisi de mettre tous ses œufs dans le même panier, ou presque.

En 17 ans, le maïs Bt en est venu à représenter les trois quarts du maïs cultivé aux États-Unis. Dans l’édition du 17 mars de la revue PNAS, l’entomologiste Aaron Gassmann, de l’Université d’État de l’Iowa, en appelle à une réforme majeure de la façon dont la technologie génétique est utilisée sur le terrain.

Par exemple, chaque fermier pourrait continuer de consacrer au moins la moitié de ses champs au maïs « conventionnel », pour donner moins de chances de se multiplier aux insectes « résistants ». Les premières recommandations du genre avaient été émises dès 2002 par un comité de l’agence américaine de protection de l’environnement, mais n’ont eu aucune suite jusqu’ici.