Des villes qui réinventent la consigne du verre
Crédit photo: Radio-Canada / Olivier Lefebvre

Sept projets pilotes de consigne du verre de contenants de boisson sont en cours dans six villes du Québec.

 

C’est à Granby, à Châteauguay, à Montréal, à Terrebonne, à Trois-Rivières et à Mont-Laurier que sont mis en œuvre ces projets visant à moderniser le système de consigne dans la province, qui, en près de 40 ans, n’a pratiquement pas changé.

Divers systèmes de récupération sont mis à l’essai. D’une part, on veut discerner les besoins des différentes régions, qu’elles soient densément peuplées, semi-urbaines ou plus éloignées, et s’y adapter. D’autre part, on veut évaluer le système qui sera le plus pratique et le plus efficace. 

Certains centres de dépôt sont donc dotés d’équipements automatisés modernes, tandis que d’autres sont gérés par des organismes locaux d’économie sociale. Certains sont aménagés dans des stationnements commerciaux, d’autres, chez des détaillants. Certains offrent même un service de récupération aux hôtels, aux bars et aux restaurants dans une zone semi-urbaine ou plus éloignée.

Regardez le reportage « Des machines vertes dernier cri à Granby »

 

Les sept centres de dépôt acceptent-ils tous les contenants de boisson, y compris les bouteilles de vin et de spiritueux? Non. En entrevue téléphonique, la PDG de Recyc-Québec, Sonia Gagné, souligne qu’ils ont leurs particularités. Elle invite donc la population à consulter onconsigne.ca afin de connaître les contenants qu’accepte chacun des centres de dépôt.

Ceux-ci, auxquels Recyc-Québec contribue, sont gérés par des metteurs en marché de boissons et d’autres partenaires, regroupés sous le nom Consortium pour la modernisation de la consigne, tient-elle à préciser.

 

Consigne élargie en 2022

À la fin de 2022, la consigne devrait être élargie à tous les types de contenants de boisson de 100 ml à 2 L, y compris les bouteilles d’eau, de vin et de spiritueux, selon l’échéancier du gouvernement du Québec.

Et en ce qui concerne le verre alimentaire, il se destine toujours au bac de recyclage ou, dans le cas de certaines municipalités, aux conteneurs prévus à cet effet, accessibles à tout  le monde. D’ailleurs, Mme Gagné rappelle de rincer sommairement un contenant en verre pour éviter que des bactéries s’y logent, ce qui peut être néfaste pour les gens  qui font le tri, et de se demander s’il peut servir autrement chez soi, pour faire du rangement par exemple.

Car réemploi est le mot d’ordre.