L'hologramme, une technologie entre le réel et la fiction

Cet article est en lien avec l'émission Curium.

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Chaque samedi à Curium, Félix-Antoine Tremblay explore des thèmes scientifiques pour les décortiquer avec humour et simplicité. Cette semaine, il s’intéresse à la lumière et à son utilisation dans le domaine des technologies! Pour satisfaire sa curiosité, il visite Neweb Labs, une entreprise québécoise spécialisée dans la création d’hologrammes.

Le mot « hologramme » évoque généralement la technologie que l’on peut voir dans des films et des séries de science-fiction comme La guerre des étoiles (Star Wars) ou Star Trek, c’est-à-dire un gadget qui permet de projeter des images en 3D.

Si une telle projection peut a priori paraître simple, considérant toutes les technologies dont nous disposons aujourd’hui, elle est pourtant très complexe. Les hologrammes existent bel et bien sous une certaine forme dans la vraie vie, mais leur conception est radicalement différente de ce que l’on peut voir dans la science-fiction.

Un hologramme dans le film Star Wars.

Les hologrammes sont souvent associés à Star Wars. Image : Lucasfilm / Disney

« Quand on parle d’hologrammes, les gens pensent à Star Wars et à son hologramme bleu qui sort d’une table, comme un appel « FaceTime » futuriste, mais en fait, ce n’est pas du tout ça. Pour faire un hologramme, il faut trouver un moyen de capturer une partie de la lumière, parce que si elle ne frappe pas quelque chose, elle n’est pas visible », explique Samy Lamouti, directeur de la technologie et des effets spéciaux au sein de Neweb Labs.

Certains hologrammes utilisent du tissu transparent, du plexiglas, des jets d’eau ou même de la fumée pour « capturer » la lumière et donner l’illusion qu’une image est projetée dans les airs, en trois dimensions, en trompant nos sens. Ils sont généralement visibles à partir d’un angle limité.

« Les hologrammes sont déjà utilisés depuis des dizaines et des dizaines d’années. Quand on parle d’hologrammes, en fait, il est question d’illusions d’optique : on triche un peu avec le cerveau pour avoir cette perception que l’on voit quelque chose qui n’est pas réellement là », précise Samy Lamouti.

Au sein de Neweb Labs, à Montréal, des hologrammes sont créés à partir d’un simple projecteur et d’un écran fabriqué avec de la fibre d’argent. Celui-ci possède la capacité de capturer une bonne partie de la lumière qui le traverse tout en paraissant complètement transparent dans l’obscurité, ce qui permet de créer une illusion convaincante.

Toutefois, la technologie holographique présente dans Star Wars ne relève peut-être pas que de l’impossible : au cours des dernières années, plusieurs équipes de scientifiques ont tenté de la recréer, et certaines ont obtenu des résultats prometteurs en utilisant des nanomatériaux, soit des petites particules qui permettent de réellement refléter la lumière en trois dimensions, sans illusion.
 

Des hologrammes en spectacle

Aujourd’hui, les hologrammes commencent à être utilisés de plus en plus dans le monde du spectacle, comme pour les concerts du groupe ABBA en 2022, où des hologrammes des artistes étaient projetés sur la scène.

De la même manière, Neweb Labs s’est servie de sa technologie pour créer Maya Kodes, que l'entreprise décrit comme « la première vedette pop holographique au monde ». Cette dernière est contrôlée par des capteurs de mouvements disposés sur la tenue d’une chorégraphe qui danse en coulisse lors des spectacles.

Une chanteuse prête sa voix à l’avatar en temps réel, ce qui lui permet aussi d’interagir avec la foule ou avec les autres personnes présentes sur scène.

Que la technologie holographique soit utilisée ou non, la popularité de ces artistes du monde virtuel est en pleine croissance. La plus connue, Hatsune Miku, attire déjà les foules dans ses concerts au Japon comme au Québec.


Pour voir le reportage complet et en savoir plus sur le sujet, ne manquez pas Curium, samedi à 18 h (en rediffusion le dimanche matin à 7 h) sur ICI Explora! Découvrez aussi les nombreux contenus exclusifs de la série sur la zone Jeunesse de Radio-Canada.