Attaques de requins : l'océan n'est pas une piscine

Attaques de requins : l'océan n'est pas une piscine

Agence Science-Presse

16 juillet 2015

Cette année encore, les requins font la manchette aux États-Unis. Normal : sept attaques recensées en trois semaines pour la seule Caroline du Nord. Pourtant, si vous avez l’âme d’un nageur océanique ou d’un vacancier en mal de sable, vous savez (pertinemment) que dans l’eau vous n’êtes qu’une espèce parmi tant d’autres.

Dans une entrevue donnée à NPR, Georges Burgess, directeur du programme de recherche sur les requins et éditeur de l’International Shark Attack File (ISAF – base de données mondiale) au Muséum d’histoire naturelle de Floride, rappelait que les attaques de requins sont plus conditionnées par le nombre de baigneurs que par le nombre de requins. La population de requins, contrairement à celle des hommes, est d’ailleurs au plus bas dans le monde.

Dans des zones touristiques populaires comme la Caroline du Nord, le nombre de rencontres homme-requin est donc inévitable, les morsures aussi. D’autres facteurs environnementaux ou océanographiques comme un été précoce, des températures des eaux plus chaudes et l’affluence de tortues de mer en période de ponte (proie des requins) pourraient en partie expliquer ces attaques.

Selon l’ISAF, 72 attaques, dont 3 mortelles, ont été recensées en 2014 dans le monde. Un chiffre à comparer avec les 100 millions de requins pêchés chaque année. On jase là!

À suivre sur Twitter : David Shiffman, biologiste marin spécialiste des requins et grand vulgarisateur.