En février 1998, un médecin britannique nommé Andrew Wakefield publiait un texte où il prétendait avoir trouvé un lien entre vaccin et autisme. Dix-sept ans plus tard, on en paye encore le prix.

Il en a coûté des millions de dollars, rien qu’en études pour tenter de trouver ce fameux lien, et jamais rien n’a été trouvé. Mais il en a aussi coûté des vies humaines : une résurgence des cas de rougeole en France en 2011 et en Grande-Bretagne en 2012 est associée par les médecins à la hausse du nombre de parents qui ont décidé de ne pas faire vacciner leurs enfants.

Entretemps, il a été démontré que Wakefield était non seulement en conflit d’intérêts en 1998 — il vendait un traitement alternatif aux vaccins —, mais en plus, il avait falsifié ses résultats : les enfants formant son échantillon (qui n’étaient que 12) avaient été choisis parmi des familles opposées à la vaccination.

Dix-sept ans plus tard, des milliers de gens continuent de le citer comme un héros incompris, et continuent de se servir de son « étude » comme d’une caution morale.