Les changements climatiques en 6 nombres
La centrale au charbon de Jänschwalde, 4e plus gros pollueur d'Europe. Photo : Sean Gallup/Getty Images

Depuis plusieurs années, la communauté scientifique se questionne de plus en plus sur les effets actuels et futurs des changements climatiques. Avec cet éveil collectif, jamais l’humanité n’a autant étudié, observé et quantifié les répercussions de l’activité humaine sur le climat. Samedi à 21 h, le documentaireTrois nombres pour sauver la planète présente une facette inédite de cette grande crise, sous un regard mathématique. En attendant de découvrir ces trois nombres, en voici d’autres qui permettent de mieux comprendre l’effet des changements climatiques sur notre planète.

Selon un rapport environnemental publié en 2019 par l’Organisation des Nations unies (ONU), la température moyenne de notre planète par rapport à la période préindustrielle pourrait augmenter de 3,2 °C d’ici la fin du siècle. En fait, selon l’ONU, ce scénario serait même conditionnel à l’application de nombreuses mesures pour limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2), sans quoi la situation pourrait être encore plus grave.

Les feux de forêt, les inondations et les périodes de sécheresse qui ont affligé certains pays dans les dernières années pourraient être éclipsés par les effets catastrophiques d’un tel réchauffement planétaire.

Le 27 septembre 2019, environ 6 millions de personnes ont marché dans les grandes villes de la planète pour attirer l’attention sur la crise climatique. À Montréal, c’est 500 000 personnes qui ont défilé dans les rues.

Les rassemblements du mois de septembre ont constitué la plus grande mobilisation pour le climat de l’histoire, ce qui aura eu pour effet de mobiliser les tribunes médiatiques et politiques.

Selon une étude récente, plus de 300 millions de personnes seront touchées par les effets de la montée des eaux d’ici 2050. La destruction des infrastructures par les inondations risque aussi d'augmenter. À une plus grande échelle, certaines villes côtières sont même menacées par ces catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. 

Les spécialistes qui ont eu l’occasion d’étudier les ravages causés par la dernière saison des feux en Australie estiment que plus de 1 milliard d’animaux y ont laissé la vie. En plus de ces morts, environ 10 millions d’hectares de végétation ont disparu, ce qui fait de ces incendies l’une des pires catastrophes de l’histoire du pays.

En 2019, plus de 33 milliards de tonnes de CO2 ont été produites par l’ensemble des pays. Ce gaz provient majoritairement des secteurs de l’énergie, du transport et de l’industrie pétrolière. Il contribue à l’effet de serre, et donc à l’accélération des changements climatiques.

Dans le monde, les deux plus grands producteurs de CO2  sont la Chine et les États-Unis, avec respectivement 28 % et 15 % des émissions mondiales en 2019. Le Canada se trouve au 10e rang de ce triste palmarès, avec un taux de 1,6 % pour la même année.


Un seul essaim de criquets peut compter plus de 200 milliards d’individus. De tels nuages d’insectes, pouvant faire six fois la taille de Montréal, ont ravagé les terres agricoles de plusieurs pays de l’Afrique de l’Est pendant des semaines en début d’année. La présence de criquets dans cette région du monde n’est pas nouvelle, mais leur nombre accru semble directement lié aux changements climatiques.

Selon les informations recueillies par l’Express, les plus gros essaims peuvent dévorer jusqu’à 400 tonnes de nourriture par jour.