Vie sauvage

Le Canada regorge d’espèces féroces
Laurence Godcharles , ICI EXPLORA
Publié le 27 septembre 2018

Le Canada regorge d’espèces féroces

La férocité des animaux présentés dans la série Animal Fight Club glace le sang. Pour protéger leur territoire et leur famille, ils usent d’agilité et d’une force si violente qu’ils nous saisissent de frayeur, et ce, même derrière un écran. Si la majorité de ces bêtes sans pitié habitent les milieux tropicaux, quelques mammifères dangereux vivent ici, au Canada.

1- l'orignal

L’orignal, également nommé « élan », représente la plus imposante espèce en Amérique du Nord. À maturité, son poids peut atteindre plus de 600 kg, et même 800 kg dans les régions du Yukon et de l’Alaska. La largeur de leur imposant panache, qu’on repère uniquement chez les mâles, est susceptible d’atteindre 180 centimètres. Sans contredit, se retrouver face à cet animal, dont le poids équivaut à près de dix fois celui de l’humain moyen, peut inquiéter.

En fait, cette rencontre se révèle très probable. De la Colombie-Britannique au Labrador, la population d’originaux s’évalue entre 500 000 et 1 million d’individus. Dans la forêt du parc national Terra-Nova, à Terre-Neuve, il y aurait même une population surabondante de cette bête, selon Parcs Canada.  

L’élégance de ses bois et son pelage brun foncé attribuent à l’élan une apparence plutôt douce. Cela dit, il s’avère un animal imprévisible, pouvant être dangereux pour les personnes ainsi que les véhicules. Chaque année, des collisions entre des orignaux ou des chevreuils et des automobilistes sont mortelles. En 2017, 17 Québécois ont été gravement blessés et 3 autres ont perdu la vie dans ce genre d’accidents, selon la Société d’assurance automobile du Québec.

2- Le cougar

Le cougar, deuxième plus grand félidé des Amériques, ne partage avec le chat pratiquement que l’allure. Mesurant généralement 2 m et pesant en moyenne 56 kg, ce carnivore se nourrit principalement de cerfs. Avec son cou et son avant-train extrêmement forts, il a la capacité d’attaquer des proies plus imposantes que lui. D’ailleurs, deux ou trois bonds lui suffisent pour atteindre sa victime. Il se définit comme un prédateur rapide et adroit.

Celui qu’on appelle aussi le Puma concolor se répartit sur un vaste territoire. Au Canada, il habite le nord de la Colombie-Britannique et le sud de l’Alberta en plus de la Saskatchewan, de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. De façon générale, plus il y a de cerfs, plus les chances de rencontrer des cougars augmentent.

Des Canadiens se sont déjà heurtés à ces félins. La chasse à cet animal en Alberta a également fait les manchettes ces dernières années. Toutefois, les face à face entre humains et cougars demeurent rarissimes. Ces derniers sont des experts en camouflage et ont tendance à esquiver la présence humaine.

3- L'ours polaire

Les images d’ours polaires font rêver : avec leur pelage blanc comme neige, ils inspirent la douceur et le réconfort d’un ourson en peluche. Cependant, vaudrait mieux ne pas les enlacer. Avec leurs grandes capacités physiques, ils n’incarnent pas tout à fait la douceur d’un ourson. À vrai dire, l’ours blanc constitue le plus gros carnivore terrestre. Son gabarit est évidemment assez imposant. Le poids d’un mâle se situe généralement entre 400 et 600 kg, mais peut s’élever jusqu’à 800 kg. Les femelles, quant à elles, sont deux fois plus petites.

Il n’apparaît pas surprenant que ce mammifère fasse office de symbole pour le Grand-Nord canadien. Le Canada compte environ 16 000 ours polaires, représentant plus de 70 % de sa population mondiale. La majorité de ceux-ci peuple les régions côtières de l’Arctique, plus spécifiquement au nord du Manitoba. Leur survie est néanmoins menacée, les réchauffements climatiques perturbant leur habitat naturel.

À l’ordinaire, les ours polaires n’attaquent pas les humains. Ils le feront cependant pour protéger leurs petits ou s’ils sont affamés. Étrangement, deux personnes sont mortes cet été au Nunavut à la suite d’une attaque de cet animal. Selon certains observateurs, cette espèce s’approcherait de plus en plus de l’homme.

4- Le loup

Aux apparences de bergers allemands, les loups représentent l’espèce de chien la plus imposante. À la force de l’âge, leur masse atteint entre 25 et 45 kg. Plutôt timides, ils démontrent cependant une attitude agressive lorsque la défense de leur territoire entre en jeu. Dans ces cas-là, ces derniers peuvent attaquer violemment d’autres bêtes. À l’issue de ces combats, il n’est pas rare que certains animaux y laissent leur vie. Les êtres humains ne figurent pas parmi les proies potentielles des loups. Ces derniers préfèrent les gros mammifères tels que le cerf, l’orignal, le wapiti et le caribou.

L’activité humaine a participé à leur extermination dans plusieurs régions d’Amérique du Nord. Les provinces canadiennes de l’Atlantique ne présentent plus aucune trace de ce prédateur. Au Canada, ce dernier occupe seulement certaines zones peu habitées au Labrador, en Colombie-Britannique, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.

La chasse de ce canidé au nord de l’Amérique a engendré l’accroissement de la population de coyotes. Même s’il n’a pas l’habitude d’agresser les humains, six attaques ont été répertoriées cet été à Montréal : une situation difficilement explicable à ce jour par les experts de la faune.

Un nez à nez avec un animal féroce, tel que l’orignal, le cougar, l’ours polaire et le loup, a tout pour apeurer l’être humain. Néanmoins, pour éviter les drames, il est préférable de garder son sang-froid. Ne paniquez pas; ils ont souvent bien plus peur de nous que nous avons peur d’eux.


Si les combats entre animaux féroces vous intéressent, regardez Animal Fight Club les jeudis 18 h sur ICI Explora dès le 4 octobre 2018. 


Sources :

  • La Fédération canadienne de la faune
  • Le gouvernement du Canada
  • L'Encyclopédie canadienne
  • Parcs Canada

 

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